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Human vs. wildlife, l'éternel conflit

Human vs. wildlife, l'éternel conflit

Publication of type Brève published on 23-02-2016

Les conflits entre organisations de la société civile sont sans doute, pour les médiateurs comme nous, l'un des meilleurs leviers pour prouver que, non, toutes les ONG ne se ressemblent pas ! En témoigne l’actualité récente où l’on peut voir plusieurs réseaux internationaux exprimer publiquement leurs désaccords : c’est le cas de Survival International qui porte plainte contre les agissements du WWF au Cameroun ou encore du Capitaine Paul Watson - fondateur de Sea Sheperd - qui n’hésite pas à critiquer les positionnements de Greenpeace. Avec en toile de fond, l'éternel débat homme contre nature... et inversement !

Ainsi, Survival international, ONG spécialisée dans la défense des peuples indigènes, a porté plainte auprès de l’OCDE concernant les activités du WWF au Cameroun. Ce conflit ne date pas d’hier mais c’est la première fois qu’une plainte formelle, habituellement utilisée contre les multinationales, est déposée. Survival reproche principalement au WWF de participer au financement de brigades anti-braconnage qui auraient commis des actes de violences envers le peuple Baka, et de maintenir des zones naturelles protégées dont les Bakas sont exclus.

Survival estime que le comportement du WWF au Cameroun méconnait totalement les habitudes de vie de ce peuple. Selon eux, les activités de WWF violent à la fois la déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones, les principes de l’OCDE mais également leurs propres engagements, pris depuis des décennies pour la protection des populations indigènes. L’organisation plaignante souhaite remettre les peuples indigènes au cœur des politiques de conservation au Cameroun.

Un conflit quasi fratricide secoue également deux organisations environnmentales internationales. Alors qu’il qualifiait déjà en 2011 Greenpeace d’ « association bureaucratique » trop occupée à faire du « mailing » pour mettre en place de réelles actions de terrain, le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Sheperd et co-fondateur de Greenpeace dans les années 70, s’insurge aujourd'hui contre le récent positionnement de Greenpeace sur la chasse au phoque. Cette pratique, au Canada, divise régulièrement la communauté associative. Certaines ONGs, à l’image de Sea Sheperd, ne tolèrent pas cette pratique, qu’elle émane de peuples autochtones ou de chasseurs professionnels. Or récemment, le directeur de Greenpeace en Arctique, Jon Burgwald, déclarait à ce sujet que « [l’association] est totalement contre la chasse commerciale aux phoques à des fins lucratives" mais pas contre "les pratiques traditionnelles des peuples autochtones de l'Arctique ». Paul Watson n’a pas tarder à réagir sur son compte Facebook, se disant « trahi » et « furieux » et déclarant ne pas comprendre ce « volte-face », qui ne correspond pas selon lui aux valeurs que prônaient l’association à ses débuts.

THÈMES D'ENGAGEMENT SOCIÉTAL
Peuples autochtones et minorités, Biodiversité
ZONES D'INTERVENTION
Cameroun
LIÉE À 5 ORGANISATIONS