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B&C Brief #4 - Dec 09

B&C Brief #4 - Dec 09

Publication of type B&C brief published on 01-12-2009 - Download attached file

Focus Amérique Latine

Edito

Copenhague est le centre du monde pour quelques semaines. Que va-t-il s’y passer ? Est-ce réellement l’un des tournants de l’évolution de nos sociétés qui s’annonce ? A lire les éditoriaux des grands journaux, écouter les dirigeants d’entreprises et d’ONG, on ne s’attend finalement guère à de grandes surprises ou de fabuleuses avancées en matière de gouvernance mondiale de l’enjeu environnemental. Du côté sociétal, la question récurrente de l’Aide Publique au Développement fait encore débat1 et Jacques Diouf, le Président de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) fait une grève de la faim symbolique en ouverture du sommet de la même FAO pour alerter l’opinion sur le sort des 1,2 milliards de personnes qui souffrent de malnutrition ou de sous-nutrition dans le monde.

Doit-on continuer à traiter ces enjeux de manière séparée, et en faire nos marronniers annuels, sans passer à l’action ?

Les solutions globales sont complexes à faire naître, à mettre en œuvre et à faire vivre dans le temps, on le sait. Pourtant, les changements arrivent, à petits pas, en dehors et parfois en bordure des grands rendez-vous internationaux, au niveau local, régional. Les ONG et entrepreneurs sociaux sont souvent en première ligne de ces « petites révolutions », et des entreprises ainsi que des Etats se mobilisent aussi pour apporter un nouveau regard sur le « système ». Les ONG et associations sont plébiscitées en ces temps de crise : par leurs attitudes, les projets qu’elles mènent et surtout la confiance du public dans leur capacité à résoudre certains des maux qui touchent la planète. Si chaque année, le fameux sondage Trust (publié lors du forum de Davos) montre à quel point le public a confiance en elles au niveau international, le sondage Csa/Chorum/Crédit Cooperatif paru au mois d’octobre2 le confirme : 68 % des Français considèrent les associations comme l’acteur le plus efficace pour agir contre les difficultés provoquées par la crise. C’est une lourde responsabilité qui pèse sur les épaules du monde associatif. C’est aussi un signal supplémentaire du « divorce » entre les Français et les entreprises ou les institutions dans ce moment complexe que vit la France. Malgré la meilleure volonté du monde, les associations et ONG risquent de ne pas y arriver seules. C’est un engagement collectif qui permettrait de répondre aux difficultés actuelles, mais aussi et surtout aux défis à venir. Le jeu à quatre (Etat, Entreprises, ONG, Public), rarement mis en œuvre, est le seul qui permet de garantir une cohérence dans l’action et la convergence (même limitée) des objectifs de chacun. Créons donc des outils de convergence, non seulement de dialogue, mais aussi d’action, à l’image de la coalition Alliés contre la faim, créée par la FAO, à laquelle participent de nombreuses entreprises et ONG. Il est temps.

Jérôme Auriac

Directeur Général de Be-linked Business & Community Intelligence

THÈMES D'ENGAGEMENT SOCIÉTAL
Peuples autochtones et minorités, Agriculture, Climat & Carbone, Développement économique et local, Energies, Action sociale et lutte contre l'exclusion, Finance solidaire, Ressources naturelles hors eau et énergies, Entrepreneuriat, Pollution, Santé hors VIH
LIÉE À 17 ORGANISATIONS